Paroles des 7 titres du EP « Oh les beaux rêves » (2016)

Bonjour,
Comme promis, voici les paroles des 7 chansons du EP “Oh les beaux rêves”.
J’ai tout fait, tout écrit, comme ça, ce n’est pas compliqué!
Sur ce lien, vous saurez où télécharger/écouter ce bref album:
http://www.mathieu-rosaz.com/discographie/oh-les-beaux-reves

1. Oh les beaux rêves

Oh les beaux rêves envolés
Les ambitions évadées
Lumière et feu sacré
Chanter et déchanter

Oh les amours échappées
Le romantisme égaré
Marcher dans la rue
Vers l’inconnu

Absent de moi-même
Je vous répondrai à mon retour
Absent de moi-même
Je vous rappellerai

Oh la jeunesse qui s’enfuit
Tant de repères aux orties
Regarder en arrière
Conjurer hier

Oh l’avenir incertain
Et le sourire du destin
Aller au dehors
Oublier la mort

Absent de moi-même
Je vous répondrai à mon retour
Absent de moi-même
Je vous rappellerai

Il y a tant de plages
À découvrir
Tant de pages
À lire
Encore
De beaux rêves…
Un amour…
Marcher dans la rue
Vers l’inconnu

Absent de moi-même
Je vous répondrai à mon retour
Absent de moi-même
Je vous rappellerai

2. Vivre au bord de la mer

Vivre au bord de la mer
Et ne rien faire
Que l’essentiel
Rester sur cette terre
Aimer l’hiver
Aimer le ciel

Quand il se voile à l’horizon
Quand il s’éclaircit sans raison
Croire au présent, croire aux saisons
Retrouver la bonne pulsation

Vivre au bord de l’amer
De l’amertume
Sans s’y noyer
Vivre encore et sourire
À l’avenir, à l’amitié

Quand tout se voile à l’horizon
Quand tout s’éclaircit sans raison
Croire au présent, croire aux saisons
Retrouver la bonne pulsation

Vivre au bord de la mer
Loin de la foule
De la folie
Revivre et respirer
Se respecter
Aimer la vie

Quand elle s’estompe à l’horizon
Quand elle ressurgit sans raison
Croire au présent, croire aux saisons
Retrouver la bonne pulsation

Vivre au bord de la mer…

3. Cette différence-là

Il
Marche avec ses parents
Il y a des slogans
« Un papa, une maman »
15 ans

Il
Il marche et il le sent
Il sent bien qu’il se ment
Dans son comportement

Comment
Ne pas voir les dégâts
Futurs, la haine de soi
Puisqu’on ne choisit pas
Cette différence-là

Il
Il faudra se cacher
Mentir et déguiser
Laisser dire, étouffer
Tuer

D’où
Mais d’où sortent ces gens
Prétendument croyants
Charitables parents

Comment
Ne pas voir les dégâts
Futurs, la haine de soi
Puisqu’on ne choisit pas
Cette différence-là
Non, on ne la choisit pas

Ce droit de divorcer
L’avait-on demandé?
Instrumentalisés

Ils ont tout mélangé
Violé l’intimité
Malade société

Mais le droit d’exister
De vivre, de respirer
Sans culpabilité

Comment
Ne pas voir les dégâts
Futurs, la haine de soi
Puisqu’on ne choisit pas
Cette différence-là

Il
Marche avec ses parents
Il y a des slogans
« Un papa, une maman »
15 ans

Il
Il marche et il le sent
Il sent bien qu’il se ment
Il sait bien
Lui

4. Un garçon d’autrefois

Tu n’avais pas le moindre avis
Sur le temps qu’il ferait
Qu’il fasse jour, qu’il fasse nuit
Au fond tu t’en fichais

Blotti dans cette maison claire
Une vie au ralenti
Dans cet interminable hiver
Le coeur bien à l’abri

Quelque chose était mort en toi
Depuis longtemps déjà
Tu voulais juste ne plus souffrir
Et ne plus faire souffrir
C’était déjà un exploit
D’être là

Entre deux âges, entre deux eaux
Un garçon d’autrefois
Caressait l’ombre d’un piano
Comme ça du bout des doigts

Comme j’aurais préféré t’écrire
Une belle chanson d’amour
Avec du souffle, avec des rires
L’espoir aux alentours

Quelque chose était mort en toi
Depuis longtemps déjà
Tu voulais juste ne plus souffrir
Et ne plus faire souffrir
C’était déjà un exploit
D’être là

Quelque chose renaîtra en toi
Pour longtemps j’espère
Tu voudras juste ne plus mourir
Ne plus quitter la terre
Ce s’ra enfin une joie
D’être là
D’être toi.

5. Tant de femmes en moi

Suis-je la fille sur la balançoire
La vieille qui marchait dans la mer
Sagan ou Simone de Beauvoir
Alice Sapritch, Ava Gardner
Thérèse Raquin ou Desqueyroux
Madeleine Castaing, Françoise Giroud
Ella ou Zelda Fitzgerald

Il y a tant de femmes en moi
Que je ne sais plus certains soirs
Qui je trouverai dans mon miroir
Qui s’insinuera dans ma voix
Il y a tant de femmes en moi

La passante du sans-souci
M’accompagne dans mes déplacements
Quand je m’envole au Paradis
Saluer mes Belles au Bois Dormant
Vivien Leigh et Rita Hayworth
Rient avec Jackie Kennedy
Je sens qu’elles me donnent leur force

Il y a tant de femmes en moi
Que je ne sais plus certains soirs
Qui je trouverai dans mon miroir
Qui s’insinuera dans ma voix
Il y a tant de femmes en moi

Marlene et Louise de Vilmorin
Posent pour Léonor Fini
Je pourrais continuer sans fin
A citer les femmes de ma vie

Il y a tant de femmes en moi
Que je ne sais plus certains soirs
Qui je trouverai dans mon miroir
Qui s’insinuera dans ma voix
Il y a tant de femmes en moi
Tant de femmes, femmes
Il y a tant de femmes en moi

6. L’éphémère

Toi
Tu danses encore
Au bord du jour
Tu balances ton corps
Et tes yeux de velours
Allument un espoir
Charment l’amour
Mais pour t’avoir
Faut attendre son tour
Tes cheveux blonds
D’ange interdit
Créent l’illusion
D’un film de Visconti
Tu le sais bien
Tu le sais trop
Mais tu n’en es pas moins
Beau pour autant

Que vas-tu faire
Après la nuit
Quand tous les bars de Paris
Sont déserts
Et dans quel lit
Vas-tu te plaire
A dénuder
Ta beauté éphémère

Tu dors encore
L’après-midi
Touche à sa mort
Tu retournes à la vie
Les cheveux d’or
Dans ta figure
Font un soleil pâle
Qui te rassure

Que vas-tu faire
Après ta nuit
Quand tous les bars de Paris
Sont ouverts
Dans quels regards
Vas-tu te plaire
A entrevoir
Ta beauté éphémère

Tu danses encore
Au bord du jour
Tu balances ton corps
Et tes yeux de velours
Allument un espoir
Narguent l’amour
Mais pour t’avoir
Faut mériter son tour

Vas-tu vieillir
Comme tous ces gens
Qui vont vers toi
En espérant cueillir
Un brin de rêve
Le privilège
De retenir
Ta beauté éphémère

Tu dors encore
L’après-midi
Touche à sa mort
Et ta jeunesse aussi

7. N’ai-je jamais grandi?

Le village, la maison
La rue où je jouais
Des paroles de chansons
Gravées à tout jamais

La baignoire sabot
Le lavoir déserté
Cette côte à vélo
Dans la campagne, l’été

À la recherche du temps
Passé mais pas perdu
Je retrouve l’enfant
Je recouvre la vue

La rue de la Chapelle
Et le petit sentier
Le voisin qui m’appelle
Les boums dans le grenier

C’était pas pour de faux
Tomber dans les orties
La vie comme un tableau
Tout près de Giverny

En région parisienne
Plane ma nostalgie
Effet de quarantaine
N’ai-je jamais grandi?

En région parisienne
Le passé m’éblouit
Effet de quarantaine
N’ai-je jamais grandi?